{"id":1007,"date":"2014-10-21T12:35:34","date_gmt":"2014-10-21T11:35:34","guid":{"rendered":"http:\/\/www.cineclubdubelvedere.fr\/?p=1007"},"modified":"2015-09-16T18:29:35","modified_gmt":"2015-09-16T17:29:35","slug":"le-rebelle-mardi-7-avril-20-h-30","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.cineclubdubelvedere.fr\/?p=1007","title":{"rendered":"Le Rebelle &#8212;&#8212;&#8211; Mardi 7 avril 20 h 30"},"content":{"rendered":"<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignleft size-full wp-image-1013\" alt=\"le rebelle affiche\" src=\"http:\/\/www.cineclubdubelvedere.fr\/wp-content\/uploads\/2014\/10\/le-rebelle-affiche.jpg\" width=\"200\" height=\"278\" \/>Le Rebelle (The fontainhead)<br \/>\nde King Vidor<br \/>\nAnn\u00e9e 1949<br \/>\nAvec Gary Cooper et Patricia Neal<br \/>\nDur\u00e9e 114 mn<\/p>\n<p>&nbsp;<br \/>\nLe rebelle (The fountainhead) 1949<br \/>\nMardi 7 avril 2015<br \/>\nKing Vidor r\u00e9alise avec Le Rebelle le film le plus embl\u00e9matique de ses pr\u00e9occupations de cin\u00e9aste. Lui qui a souvent film\u00e9 l\u2019affrontement entre le pass\u00e9 et le futur, la qu\u00eate de l\u2019absolu et l\u2019individualisme, dont il \u00e9tait le chantre inconditionnel (\u00ab Seule la puissance de l\u2019expression individuelle peut continuer \u00e0 justifier le cin\u00e9ma \u00bb disait-il, trouve dans le roman d\u2019Ayn Rand un sujet \u00e0 m\u00eame de magnifier ses th\u00e8mes\u2026 Le Rebelle est un film lyrique \u00e0 la mise en sc\u00e8ne ample, virtuose.<br \/>\nDVDClassik<br \/>\nThe Fountainhead est sans aucun doute l\u2019un des plus ambitieux et complexe film am\u00e9ricain jamais r\u00e9alis\u00e9. Pas pour son budget ou ses stars, mais pour l\u2019id\u00e9e et le discours puissant qu\u2019il d\u00e9fend, l\u2019individu contre le collectif\u2026Le Rebelle se pose en vibrant plaidoyer \u00e0 l\u2019individualit\u00e9 et \u00e0 l\u2019int\u00e9grit\u00e9 de l\u2019artiste avec ce personnage d\u2019architecte farouchement attach\u00e9 \u00e0 ses principes quitte \u00e0 mettre sa carri\u00e8re en danger, sur que le temps parlera pour lui\u2026Un film \u00e0 l\u2019influence consid\u00e9rable qui en plus d\u2019offrir de Vidor la vision de son Am\u00e9rique id\u00e9ale, d\u00e9finit un type de personnage et de mise en sc\u00e8ne \u00e0 la modernit\u00e9 qui ne s\u2019est jamais d\u00e9mentie.<br \/>\nChronique du cin\u00e9phile stakhanoviste<br \/>\nC\u2019est un film malin, savant, glac\u00e9, hyper pro, mais aussi un film abrupt, brutal, cinglant, convuls\u00e9, compulsif, d\u00e9chiquet\u00e9, d\u00e9jant\u00e9, d\u00e9lirant, discr\u00e9pant, \u00e9rotique \u00e9tourdissant, fascinant, fr\u00e9n\u00e9tique, grossier, hach\u00e9, hyst\u00e9rique, malpoli, romantique, surr\u00e9el, torride, tr\u00e9pidant. Un objet barbare, un m\u00e9t\u00e9orite. S\u2019il fallait conserver de toute la production hollywoodienne qu\u2019un seul film, ce serait celui-ci\u2026 Le Rebelle demeure l\u2019une des plus sublimes cr\u00e9ation du g\u00e9nie humain.<br \/>\nLuc Moullet Le Rebelle de King Vidor, Les arr\u00eates vives, 2009<br \/>\nMalgr\u00e9 de claires allusions anti-communistes et anti-collectivistes sympt\u00f4mes de l\u2019\u00e9poque \u2026 la plaidoirie de Cooper d\u00e9veloppe les principes profess\u00e9s et mis en \u0153uvre tant par Vidor que par Wright. La distinction et le conflit entre \u00ab parasites \u00bb et \u00ab cr\u00e9ateurs autonomes \u00bb, les premiers \u00e9tant rendus responsables de tous les actes barbares dans l\u2019histoire de l\u2019humanit\u00e9, les seconds \u00e9tant exalt\u00e9s comme des b\u00e2tisseurs solitaires qui travaillent \u00ab pour soi \u00bb, constituent la force motrice et dynamique qui fait progresser l\u2019humanit\u00e9. L\u2019Artiste est \u00ab le l\u00e9gislateur inconnu du monde \u00bb disait Wright.<br \/>\nLorenzo Codelli, L\u2019int\u00e9grit\u00e9 infinie de l\u2019artiste individuel Positif #163, Novembre. 1974<br \/>\nKing Vidor (1894- 1982))<\/p>\n<p>Films principaux : The Big Parade (La Grande Parade) 1925,The Crowd (La Foule) 1928, Billy the Kid (1930), Our Daily Bread (Notre Pain Quotidien) 1934, North West Passage (Le Grand Passage) 1940, Duel in the Sun (Duel au Soleil) 1947, War and Peace \u2018Guerre et Paix) 1956.<br \/>\nTout autant qu\u2019Am\u00e9ricain, King Vidor est Texan. Un po\u00e8te texan\u2026Son cin\u00e9ma avec ses ambitions \u00e9piques, son appr\u00e9hension cosmique du monde, des rapports entre l\u2019Individu, la Nature, la Cr\u00e9ation, l\u2019exc\u00e8s des sentiments semble \u00eatre n\u00e9 de ces paysages infinis, de ces ciels immenses, de cette terre d\u00e9chir\u00e9e par les contradictions : entre l\u2019agriculture et l\u2019industrie, toutes deux d\u00e9mesur\u00e9es, l\u2019attachement au pass\u00e9 et le besoin de conqu\u00e9rir le futur &#8230;D\u00e8s ses d\u00e9buts , Vidor s\u2019opposa \u00e0 l\u2019axiome qui reste l\u2019un des fondements de Hollywood : \u00ab Si vous voulez envoyer un message, utilisez Western Union. \u00bb Comme Griffith il voulut tourner des \u0153uvres signifiantes, filmer des id\u00e9es, traiter de probl\u00e8mes de civilisation, \u00ab mais sans cette sophistication europ\u00e9enne dont j\u2019\u00e9tais d\u00e9pourvu \u00bb comme il le d\u00e9clare avec une d\u00e9sarmante ing\u00e9nuit\u00e9.<br \/>\nBertrand Tavernier, 50 ans de Cin\u00e9ma Am\u00e9ricain<br \/>\nToute son \u0153uvre c\u2019est la geste de l\u2019homme libre qui d\u00e9vore les grands espaces, prend \u00e0 bras le corps une terre, donne la main \u00e0 son voisin, regarde ses ennemis en face, b\u00e2tit des villes, fonde un pays\u2026 Vidor s\u2019est voulu le chantre de l\u2019Am\u00e9rique pour autant que l\u2019Am\u00e9rique id\u00e9ale, celle des pionniers est le lieu de l\u2019\u00e9panouissement individuel ; le po\u00e8te aussi de l\u2019action, de la volont\u00e9 de vaincre et du d\u00e9passement de soi.<br \/>\nJean Wagner<\/p>\n<p>\u2026 le cin\u00e9aste n\u2019a jamais recul\u00e9 devant les exc\u00e8s inh\u00e9rents aux sujets et aux genres qu\u2019il abordait\u2026 Son temp\u00e9rament messianique, ses curiosit\u00e9s m\u00e9taphysiques, \u2026 son gout immod\u00e9r\u00e9 des symboles \u2026 l\u2019ont pouss\u00e9 \u00e0 porter \u00e0 leur point d\u2019incandescence les passions brass\u00e9es par ses r\u00e9cits.<br \/>\nPlus soucieuse d\u2019expressivit\u00e9 que de vraisemblance, sa dramaturgie s\u2019est toujours nourrie de situations conflictuelles, de contrastes tranch\u00e9s et exemplaires, \u2026 Et c\u2019est encore au m\u00e9lodrame que la th\u00e9matique vidorienne emprunta le plus souvent sa dynamique, \u00e0 savoir un mouvement pendulaire entre deux p\u00f4les antagonistes \u2026 qui figurent les postulations contraires du c\u0153ur humain .<br \/>\nMichael Henry Wilson, A la porte du paradis, Armand Colin, 2014<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le Rebelle (The fontainhead) de King Vidor Ann\u00e9e 1949 Avec Gary Cooper et Patricia Neal Dur\u00e9e 114 mn &nbsp; Le rebelle (The fountainhead) 1949 Mardi 7 avril 2015 King Vidor r\u00e9alise avec Le Rebelle le film le plus embl\u00e9matique de ses pr\u00e9occupations de cin\u00e9aste. 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