{"id":1097,"date":"2015-09-11T11:14:00","date_gmt":"2015-09-11T10:14:00","guid":{"rendered":"http:\/\/www.cineclubdubelvedere.fr\/?p=1097"},"modified":"2017-03-16T20:07:29","modified_gmt":"2017-03-16T19:07:29","slug":"lhomme-des-vallees-perdues","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.cineclubdubelvedere.fr\/?p=1097","title":{"rendered":"L&rsquo;homme des vall\u00e9es perdues&#8212;&#8212;-3 novembre 2015"},"content":{"rendered":"<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignleft size-full wp-image-1123\" src=\"http:\/\/www.cineclubdubelvedere.fr\/wp-content\/uploads\/2015\/09\/l-homme-des-vallees-perdues.jpeg\" alt=\"l-homme-des-vallees-perdues\" width=\"200\" height=\"273\" \/>L&rsquo;Homme des vall\u00e9es perdues (Shane) est un film am\u00e9ricain de George Stevens sorti en 1953 et bas\u00e9 sur le roman de l&rsquo;\u00e9crivain am\u00e9ricain Jack Schaefer1.(118 mn)<br \/>\nCe western \u00e9voque la vie des cow-boys et des fermiers \u00e0 l&rsquo;\u00e9poque du Far West.<\/p>\n<p><b><span style=\"text-decoration: underline;\">Shane (L\u2019homme des vall\u00e9es perdues<\/span><\/b>) \u00a01953, 118 minutes<b><span style=\"text-decoration: underline;\">,<\/span><\/b> Alan Ladd, Jean Arthur et Van Heflin<\/p>\n<p><i>\u00a0<\/i><i>Shane<\/i>\u00a0 \u00e9t\u00e9 mal interpr\u00e9t\u00e9 par les critiques europ\u00e9ens qui l\u2019ont baptis\u00e9 \u00e0 tout jamais \u00ab\u00a0western symbolique\u00a0\u00bb. Andr\u00e9 Bazin a \u00e9crit que <i>Shane<\/i> \u00e9tait une transposition du roman de chevalerie et que son h\u00e9ros repr\u00e9sentait le chevalier en qu\u00eate\u00a0 du Graal\u2026 Cette vision du film, si elle ne nous parait pas injuste, nous semble bien fragmentaire. Elle ne rend pas compte d\u2019une \u0153uvre qui pour \u00eatre symbolique n\u2019en est pas moins profond\u00e9ment enracin\u00e9 dans le folklore et les traditions de l\u2019Ouest\u2026 Pour r\u00e9pondre \u00e0 la question que reste-t-il aujourd\u2019hui de <i>Shane<\/i>, nous dirons qu\u2019il en reste une vision juste et pr\u00e9cise de la vie quotidienne de l\u2019Ouest, une vision r\u00e9aliste du gunfighter errant, et une admirable m\u00e9ditation sur la solitude et la mort.<\/p>\n<p>Fran\u00e7ois Guerif, <b>Western Revue<\/b>, # 10, Juillet 1973<\/p>\n<p>Pourquoi parler de Western acad\u00e9mique et compass\u00e9 au sujet d\u2019un film parfaitement conduit, au sc\u00e9nario solide et original m\u00ealant subtilement une lenteur nostalgique et voulue et qui se permettait, en prime, une excellente performance au niveau de la reconstitution historique et du r\u00e9alisme des affrontements physiques\u00a0? \u2026 pour notre part, nous connaissons peu de Westerns qui nous aient d\u00e9peint des fermiers aussi justes\u2026 et une petite cit\u00e9 aussi r\u00e9aliste par sa crasse et sa boue. Sam Peckinpah, pourtant sp\u00e9cialiste en la mati\u00e8re, loue, quant \u00e0 lui, le r\u00e9alisme de l\u2019assassinat du fermier par Jack Palance en regrettant que les interdits de l\u2019\u00e9poque ne lui aient pas laiss\u00e9 la m\u00eame libert\u00e9 \u00e0 la t\u00e9l\u00e9vision.<\/p>\n<p>Georges-Albert Astre, Albert-Patrick Hoarau, <b>Univers du Western<\/b>, Seghers, 1973<\/p>\n<p>D\u2019un c\u00f4t\u00e9, une histoire d\u2019amour impossible entre un \u00e9tranger de passage et une m\u00e8re de famille, et, de l\u2019autre, une dimension fataliste dans la destin\u00e9e du protagoniste qui apportaient tous deux \u2013 aspect rarissime dans le genre \u2013 un caract\u00e8re quasi tragique au film\u2026Les qualit\u00e9s propres \u00e0 <i>Shane<\/i> se trouvent au-del\u00e0 de la richesse de sa th\u00e9matique. On les rencontre principalement dans son esth\u00e9tique qui se diff\u00e9rencie consid\u00e9rablement de celle des \u2026 Westerns traditionnels\u2026 La valeur de <i>Shane <\/i>doit beaucoup \u2013 et cela est encore frappant de nos jours \u2013 \u00e0 la qualit\u00e9 du jeu de ses com\u00e9diens\u2026 Shane est donc encore aujourd\u2019hui plus qu\u2019un grand Western \u2026 un film tr\u00e8s stylis\u00e9 \u2026 qui ouvrit la voie \u00e0 nombre d\u2019autres Westerns de plus en plus complexes \u2026 ce Western demeure pour nous l\u2019un des plus beaux blasons du genre.<\/p>\n<p>Michel Cieutat, <b>Cin\u00e9maction<\/b> # 86, 1998<\/p>\n<p><i>Shane<\/i>, que l\u2019on n\u2019aima pas en France, doit \u00eatre remis \u00e0 sa vraie place\u00a0: l\u2019aboutissement du western romantique que Delmer Daves illustrera et infl\u00e9chira vers d\u2019autres directions, c\u2019est le maillon indispensable qui permet de passer de William S Hart et John Ford \u00e0 Anthony Mann et Bud Boeticher.<\/p>\n<p>Christian Viviani <b>Le Western<\/b>, Artefact, 1982<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><b>Alan Ladd <\/b>(1913-1964)<\/p>\n<p>Alan Ladd est presque une figure l\u00e9gendaire de l\u2019Ouest. Son visage tr\u00e8s souvent inexpressif lui donna paradoxalement l\u2019allure d\u2019un justicier qui, comme Shane, fascine les enfants par sa brutale efficacit\u00e9 et son aisance \u00e0 repartir apr\u00e8s le gunfight final\u2026 Fid\u00e8le au mythe du justicier au tir infaillible et au pass\u00e9 obscur, il incarna pour toute une g\u00e9n\u00e9ration le cowboy chevaleresque et id\u00e9alis\u00e9 \u2026<\/p>\n<p>Patric Brion, <b>Le Western<\/b> 10\/18 1966<\/p>\n<p>Shane comme le note Michael Coyne dans son livre <i>The Crowded Prairie<\/i> \u00ab\u00a0 est comme l\u2019image id\u00e9alis\u00e9e que l\u2019Am\u00e9rique veut donner d\u2019elle-m\u00eame\u00a0: amical, bienveillant, paisible, lent \u00e0 se mettre en col\u00e8re, mais une fois qu\u2019on l\u2019a pouss\u00e9 \u00e0 la violence, il \u00e9tablit son autorit\u00e9 morale avec une finalit\u00e9 totale et terrible\u2026 L\u2019arriv\u00e9e myst\u00e9rieuse de Shane dans la vall\u00e9e indique qu\u2019il est venu dans l\u2019Ouest \u00e0 la recherche de la r\u00e9g\u00e9n\u00e9ration \u2013 un des mythes les plus permanents de la Fronti\u00e8re am\u00e9ricaine.<\/p>\n<p>Paul Simpson, <b>The Rough Guide to Westerns<\/b>, Rough Guides, 2006<\/p>\n<p>Pour Alan Ladd, <i>Shane<\/i> reste le r\u00f4le le plus marquant, m\u00eame s\u2019il demeure, dans la plupart de ses sc\u00e8nes, inexpressif et silencieux, comme pour mieux int\u00e9rioriser la violence qui l\u2019anime.<\/p>\n<p>Alexandre Raveleau, <b>Petit Dictionnaire du Western<\/b>, Hors Collection, 2015<\/p>\n<p>+ Dans le site\u00a0 internet du cin\u00e9-club du Belv\u00e9d\u00e8re l\u2019article\u00a0: \u00ab\u00a0 <i>Quelques remarques sur le symbolisme des couleurs dans Shane\u00a0\u00bb<\/i><\/p>\n<p><b>George Stevens <\/b>( 1904-1975)<\/p>\n<p>Les m\u00e9thodes de tournage de Stevens sont bien connues, ses lenteurs et ses poses m\u00e9ditatives l\u00e9gendaires\u00a0: il attendait litt\u00e9ralement l\u2019inspiration\u2026Il filmait une sc\u00e8ne sous tous les angles possibles \u2026des dizaines de fois, et retournait parfois des plans apr\u00e8s un premier montage. La l\u00e9gende veut que pour <i>Shane<\/i> \u2026il ait mont\u00e9 l\u2019histoire selon diff\u00e9rents points de vue, d\u2019abord celui d\u2019Alan Ladd (\u00e9chec), puis celui de Jean Arthur (nouvel \u00e9chec), enfin celui de l\u2019enfant.<\/p>\n<p>Bertrand Tavernier, <b>Cinquante ans de cin\u00e9ma am\u00e9ricain<\/b>, Nathan, 1991<\/p>\n<p><span style=\"text-decoration: underline;\">Filmographie s\u00e9lective<\/span>:<\/p>\n<p><i>Swing Time \/Sur les ailes de la danse <\/i>(Fred Astaire, Ginger Rogers,1936)<\/p>\n<p><i>A Place in the Sun\/ Une place au soleil <\/i>(Elisabeth Taylor, Montgomery Clift, 1951)<b><\/b><\/p>\n<p><i>\u00a0Giant\/ G\u00e9ant<\/i> (1956, James Dean)<\/p>\n<p><i>Le journal d\u2019Anne Frank<\/i> (1959)<\/p>\n<p><i>\u00a0<\/i><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>L&rsquo;Homme des vall\u00e9es perdues (Shane) est un film am\u00e9ricain de George Stevens sorti en 1953 et bas\u00e9 sur le roman de l&rsquo;\u00e9crivain am\u00e9ricain Jack Schaefer1.(118 mn) Ce western \u00e9voque la vie des cow-boys et des fermiers \u00e0 l&rsquo;\u00e9poque du Far West. Shane (L\u2019homme des vall\u00e9es perdues) \u00a01953, 118 minutes, Alan Ladd, Jean Arthur et Van <a class=\"more-link\" href=\"https:\/\/www.cineclubdubelvedere.fr\/?p=1097\">Lire plus &#8230;<\/a><\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":1100,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[8],"tags":[],"class_list":["post-1097","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-archives"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.cineclubdubelvedere.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/1097","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.cineclubdubelvedere.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.cineclubdubelvedere.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.cineclubdubelvedere.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.cineclubdubelvedere.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=1097"}],"version-history":[{"count":9,"href":"https:\/\/www.cineclubdubelvedere.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/1097\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":1297,"href":"https:\/\/www.cineclubdubelvedere.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/1097\/revisions\/1297"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.cineclubdubelvedere.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/media\/1100"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.cineclubdubelvedere.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=1097"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.cineclubdubelvedere.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=1097"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.cineclubdubelvedere.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=1097"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}