{"id":1153,"date":"2016-02-09T10:12:42","date_gmt":"2016-02-09T09:12:42","guid":{"rendered":"http:\/\/www.cineclubdubelvedere.fr\/?p=1153"},"modified":"2017-03-23T17:25:15","modified_gmt":"2017-03-23T16:25:15","slug":"le-geant-egoiste-10-fevrier-2016","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.cineclubdubelvedere.fr\/?p=1153","title":{"rendered":"Le g\u00e9ant \u00e9go\u00efste&#8212;&#8212;&#8212; 10 fevrier 2016"},"content":{"rendered":"<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignleft size-full wp-image-1155\" src=\"http:\/\/www.cineclubdubelvedere.fr\/wp-content\/uploads\/2016\/02\/G\u00e9ant-egoiste.jpg\" alt=\"G\u00e9ant egoiste\" width=\"200\" height=\"266\" \/><\/p>\n<p>Clio Barnard<\/p>\n<p>2013<\/p>\n<p>Dur\u00e9e : 1h33<\/p>\n<p>Conner Chapman<br \/>\nShaun Thomas<br \/>\nSean Gilder<\/p>\n<p><i>Le G\u00e9ant \u00e9go\u00efste<\/i> de Clio Barnard fut une des grandes r\u00e9v\u00e9lations du festival de Cannes 2013 (Quinzaine des r\u00e9alisateurs) avant de remporter le Grand Prix du Festival du film britannique de Dinard. \u2026.<i>Le G\u00e9ant \u00e9go\u00efste<\/i> est l\u2019un des plus beaux films sur l\u2019enfance, \u00e0 la fois dans la grande tradition r\u00e9aliste du cin\u00e9ma anglais et tout impr\u00e9gn\u00e9 de pr\u00e9occupations formelles, comme il sied \u00e0 une cin\u00e9aste qui, \u00e0 ses d\u00e9buts, r\u00e9alisa une demi-douzaine de films exp\u00e9rimentaux\u2026.. Voici une nouvelle r\u00e9alisatrice qui n\u2019a pas froid aux yeux, et qui se livre au plaisir coupable de la fiction et de la repr\u00e9sentation honnies par les milieux avant-gardistes de sa jeunesse.<\/p>\n<p><b>Positif<\/b>, d\u00e9cembre 2013<\/p>\n<p>Violence, humour noir, po\u00e9sie et espoir, s\u2019allient dans ce cruel r\u00e9cit d\u2019initiation, la plus belle \u0153uvre de la saison cin\u00e9matographique.<\/p>\n<p>Eithne O\u2019Neill <b>Positif<\/b><\/p>\n<p><i>Le G\u00e9ant \u00e9go\u00efste<\/i><b> <\/b>de Clio Barnard impose une nouvelle \u00e9toile dans le ciel, clairsem\u00e9 il est vrai, du cin\u00e9ma anglais contemporain. D\u00e9j\u00e0 remarqu\u00e9e dans son pays avec <i>The Arbor<\/i>, elle nous offre i\u00e7i un des plus beaux films sur l\u2019enfance qui fait \u00e9clater le cadre r\u00e9aliste cher \u00e0 ses compatriotes.<\/p>\n<p>Michel Ciment <b>Positif<\/b><\/p>\n<p>Avec <i>Le G\u00e9ant \u00e9go\u00efste<\/i>, fable tragique situ\u00e9e dans le Nord de l\u2019Angleterre, Clio Barnard r\u00e9ussit une adaptation contemporaine bouleversante d\u2019un conte d\u2019Oscar Wilde\u2026.. Le G\u00e9ant \u00e9go\u00efste, c\u2019est d\u2019abord une musique. Apre et rocailleuse, au diapason de cet accent du Nord qui fait sonner l\u2019anglais comme une langue barbare. Quelques r\u00e9pliques suffisent pour se sentir embarqu\u00e9 dans cette r\u00e9gion sinistr\u00e9e, o\u00f9 la tristesse des paysages post-industriels finit presque par devenir po\u00e9tique \u2026.. Dans cette fable tragique qui \u00e9voque aussi bien le Steinbeck de <i>Des souris et des hommes<\/i> que le Ken Loach de <i>Sweet Sixteen<\/i>, la cin\u00e9aste r\u00e9ussit surtout la gageure d\u2019\u00e9viter tout mis\u00e9rabilisme. Sa cam\u00e9ra nerveuse qui saisit, comme un radar, la brusquerie des corps en mouvement, y est pour beaucoup. Mais ses com\u00e9diens font le reste \u2026.. Leur vitalit\u00e9 emporte tout sur son passage.<\/p>\n<p>Mathilde Blotti\u00e8re, <b>T\u00e9l\u00e9rama<\/b><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><span style=\"text-decoration: underline;\">Extraits d\u2019un entretien avec Clio Barnard par Michel Ciment<\/span><\/p>\n<p>M.C.\u00a0: Le titre fait r\u00e9f\u00e9rence \u00e0 une courte nouvelle d\u2019Oscar Wilde, ce qui peut surprendre, cet \u00e9crivain \u00e9tant associ\u00e9 \u00e0 un univers tr\u00e8s sophistiqu\u00e9.<\/p>\n<p>C.B.\u00a0: Ce qui a attir\u00e9 mon attention dans ce r\u00e9cit c\u2019est son climat de conte de f\u00e9es v\u00e9ridique et son discours sur les blessures de l\u2019amour, avec une fin heureuse et triste \u00e0 la fois. Pour Oscar Wilde, c\u2019\u00e9tait un enfant christique qui fr\u00e9quentait ce g\u00e9ant \u00e9go\u00efste, mais pas pour moi qui ne suis pas religieuse. C\u2019\u00e9tait de mon point de vue, une histoire d\u2019enfants exclus\u00a0 et de ce qu\u2019ils perdent avec ce rejet. Ils \u00e9taient repouss\u00e9s dans les marges et cela me mettait en col\u00e8re.<\/p>\n<p><span style=\"text-decoration: underline;\">\u00a0<\/span><\/p>\n<p>M.C.\u00a0: Le film fait penser \u00e0 Dickens et Kitten au personnage de Fagin dans <i>Oliver Twist<\/i>.<\/p>\n<p>C.B.\u00a0: Bien s\u00fbr, cette histoire a un parfum dickensien avec cette recherche de tuyaux de cuivre dans les d\u00e9charges. Et <i>Oliver Twist<\/i> s\u2019impose bien s\u00fbr comme r\u00e9f\u00e9rence. A un moment j\u2019ai song\u00e9 \u00e0 abandonner le titre du film car je voulais le situer dans un contexte plus large. Ce n\u2019est pas tant l\u2019histoire de Kitten qu\u2019un film sur l\u2019id\u00e9ologie de l\u2019\u00e9go\u00efsme qui impr\u00e8gne le r\u00e9cit \u00e0 tous les niveaux. Quand Margaret Thatcher est morte, Glenda Jackson a dit que, sous son gouvernement, le vice \u00e9tait devenu une vertu, que l\u2019\u00e9go\u00efsme et l\u2019app\u00e2t du gain \u00e9taient mis en avant. Cela m\u2019a sembl\u00e9 r\u00e9sumer ce dont je voulais parler. <i>Le G\u00e9ant \u00e9go\u00efste<\/i> est une fable sur ce qu\u2019on perd si on adopte cette vision des choses.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Clio Barnard 2013 Dur\u00e9e : 1h33 Conner Chapman Shaun Thomas Sean Gilder Le G\u00e9ant \u00e9go\u00efste de Clio Barnard fut une des grandes r\u00e9v\u00e9lations du festival de Cannes 2013 (Quinzaine des r\u00e9alisateurs) avant de remporter le Grand Prix du Festival du film britannique de Dinard. \u2026.Le G\u00e9ant \u00e9go\u00efste est l\u2019un des plus beaux films sur l\u2019enfance, <a class=\"more-link\" href=\"https:\/\/www.cineclubdubelvedere.fr\/?p=1153\">Lire plus &#8230;<\/a><\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":1156,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[8],"tags":[],"class_list":["post-1153","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-archives"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.cineclubdubelvedere.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/1153","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.cineclubdubelvedere.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.cineclubdubelvedere.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.cineclubdubelvedere.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.cineclubdubelvedere.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=1153"}],"version-history":[{"count":4,"href":"https:\/\/www.cineclubdubelvedere.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/1153\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":1291,"href":"https:\/\/www.cineclubdubelvedere.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/1153\/revisions\/1291"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.cineclubdubelvedere.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/media\/1156"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.cineclubdubelvedere.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=1153"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.cineclubdubelvedere.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=1153"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.cineclubdubelvedere.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=1153"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}