{"id":1903,"date":"2021-06-28T15:00:01","date_gmt":"2021-06-28T14:00:01","guid":{"rendered":"http:\/\/www.cineclubdubelvedere.fr\/?p=1903"},"modified":"2022-09-02T17:18:37","modified_gmt":"2022-09-02T16:18:37","slug":"honky-tonkman-mardi-7-avril","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.cineclubdubelvedere.fr\/?p=1903","title":{"rendered":"Honky Tonkman &#8211; Mardi 5 octobre"},"content":{"rendered":"\n<p>Issu d&rsquo;une famille de cultivateurs de l&rsquo;Oklahoma, Red Stovall est chanteur et compositeur de country. Alcoolique et rong\u00e9 par la tuberculose, il se produit depuis trente ans dans les bars de la r\u00e9gion. Un jour, il revient \u00e0 la ferme familiale, alors que celle-ci vient d&rsquo;\u00eatre ravag\u00e9e par un ouragan, pour annoncer aux siens qu&rsquo;il a d\u00e9croch\u00e9 une audition dans une grande salle de Nashville, capitale de la country. Son petit neveu Whit insiste pour l&rsquo;accompagner. Pendant le voyage, une v\u00e9ritable complicit\u00e9 s&rsquo;\u00e9tablit entre l&rsquo;oncle Red et le jeune Whit, qui font la connaissance de Marlene, une jeune fille qui r\u00eave de devenir chanteuse&#8230; (<a rel=\"noreferrer noopener\" aria-label=\"T\u00e9l\u00e9rama (s\u2019ouvre dans un nouvel onglet)\" href=\"https:\/\/www.telerama.fr\/cinema\/films\/honkytonk-man,4955.php\" target=\"_blank\"><strong><u>T\u00e9l\u00e9rama<\/u><\/strong><\/a>) &#8211; <\/p>\n\n\n\n<pre class=\"wp-block-preformatted\"><em><strong>Pr\u00e9sent\u00e9 par Jean-Marie Martin<\/strong><\/em><\/pre>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio\"><div class=\"wp-block-embed__wrapper\">\n<iframe loading=\"lazy\" title=\"Honkytonk Man (Clint Eastwood, 1982) TRAILER\" width=\"780\" height=\"439\" src=\"https:\/\/www.youtube.com\/embed\/0Ly0eCaS4qw?feature=oembed\" frameborder=\"0\" allow=\"accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture\" allowfullscreen><\/iframe>\n<\/div><\/figure>\n\n\n\n<p>1982&nbsp;Etats-Unis&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>R\u00e9alis\u00e9 par&nbsp;Clint Eastwood&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>1h57&nbsp;avec&nbsp;Clint<a href=\"https:\/\/www.telerama.fr\/personnalite\/clint-eastwood,6622.php\"> <\/a>Eastwood,&nbsp;Kyle Eastwood,&nbsp;John McIntire<\/p>\n\n\n\n<p>Com\u00e9die dramatique<\/p>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator\"\/>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">\u00ab\u00a0THE WORLD MOST FAMOUS COUNTRY MUSIC SHOW\u00a0\u00bb<\/h2>\n\n\n\n<p>Dans une all\u00e9e de cimeti\u00e8re, \u00e0 l\u2019ombre des arbres, une douce m\u00e9lodie s\u2019\u00e9chappe d\u2019un autoradio:&nbsp;<em>Honkytonk Man<\/em>. Le g\u00e9n\u00e9rique d\u00e9file, la conclusion est parfaite, dans les r\u00e8gles de l\u2019art. R\u00e9sum\u00e9 d\u2019une visite guid\u00e9e au pays de la country et des passions destructrices condens\u00e9 en un seul refrain, ouverture vers un ailleurs inconnu dans la pure tradition de ces points d\u2019interrogations dont Clint Eastwood pars\u00e8me chacun de ses films. Une derni\u00e8re sc\u00e8ne embl\u00e9matique d\u2019une \u0153uvre consid\u00e9r\u00e9e \u00e0 tort comme mineure, parfois m\u00eame totalement oubli\u00e9e. Il y a pourtant dans ce&nbsp;<strong>Honkytonk Man<\/strong>&nbsp;tout le c\u0153ur de son r\u00e9alisateur, ses premiers souvenirs d\u2019enfance, ses premiers amours de jeunesse. Dans une ambiance de western musical, le film se place comme hommage aux dix premi\u00e8res ann\u00e9es de sa vie, marqu\u00e9es par la grande d\u00e9pression et son refuge dans le blues&#8230; (<a rel=\"noreferrer noopener\" aria-label=\"Film de Culte (s\u2019ouvre dans un nouvel onglet)\" href=\"http:\/\/www.filmdeculte.com\/cinema\/film\/Honkytonk-Man-2102.html\" target=\"_blank\"><strong><u>Film Culte<\/u><\/strong><\/a>)<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\"><strong>Clint Eastwood, r\u00e9alisateur de Honkytonk Man<\/strong><\/h2>\n\n\n\n<p>Clint Eastwood est n\u00e9 en 1930 \u00e0 San Francisco. C\u2019est l\u2019\u00e9poque de la grande d\u00e9pression, et le ch\u00f4mage et la recherche du travail vont contraindre la famille \u00e0 une vie marqu\u00e9e par de nombreux d\u00e9m\u00e9nagements. \u00ab&nbsp;C&rsquo;\u00e9tait pas <em>Les Raisins de la col\u00e8re<\/em>, mais c&rsquo;\u00e9tait pas le luxe non plus&nbsp;\u00bb dira Clint dans une interview au <em>Village Voice<\/em>. Cela dure une demi douzaine d\u2019ann\u00e9es, apr\u00e8s quoi la famille se r\u00e9implante \u00e0 Oakland et devient prosp\u00e8re.<\/p>\n\n\n\n<p>Apr\u00e8s son service militaire, il se fait embaucher par Universal. Il n\u2019obtient que de petits r\u00f4les, subsiste gr\u00e2ce au travail de sa femme et songe m\u00eame \u00e0 abandonner le cin\u00e9ma.<\/p>\n\n\n\n<p>En 1959, la chance tourne&nbsp;: il obtient un r\u00f4le dans une s\u00e9rie t\u00e9l\u00e9vis\u00e9e nomm\u00e9e <em>Rawhide<\/em> (cuir brut). Entre 1959 et 1966, il tourne 217 \u00e9pisodes pour Rawhide, de quoi faire ses preuves, d\u2019acqu\u00e9rir un solide bagage pour son m\u00e9tier d\u2019acteur et de devenir une vedette de la t\u00e9l\u00e9vision grassement pay\u00e9e.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>En 1964, Sergio Leone le remarque dans Rawhide et lui offre le r\u00f4le principal d\u2019un western. Il accepte, pour un salaire moiti\u00e9 moindre que ce qu\u2019il touche \u00e0 la t\u00e9l\u00e9vision. C\u2019est le premier film de \u00ab&nbsp;la trilogie du dollar&nbsp;\u00bb, qui le rend c\u00e9l\u00e8bre.<\/p>\n\n\n\n<p>Il poursuit sa carri\u00e8re d\u2019acteur avec des hauts et des bas, mais toujours avec le souci d\u2019\u00e9largir sa palette et de ne pas se limiter aux r\u00f4les dans lesquels on l\u2019a d\u00e9j\u00e0 vu. En 1968, il fonde sa soci\u00e9t\u00e9 de production, Malpaso, pour acqu\u00e9rir plus de poids dans ses films. Il fait ses d\u00e9buts de r\u00e9alisateur en 1971 dans <em>Play misty for me<\/em>. Cette m\u00eame ann\u00e9e, le r\u00f4le de l\u2019inspecteur Harry dans Dirty Harry renforce encore sa c\u00e9l\u00e9brit\u00e9. Les 10 ann\u00e9es suivantes il r\u00e9alise ou joue dans 14 films.<\/p>\n\n\n\n<p>Cela nous m\u00e8ne en 1982. Eastwood d\u00e9cide de tourner une adaptation d\u2019un roman de Clancy Carlile, <em>Honkytonk Man<\/em>, une trag\u00e9die \u00e9mouvante sur les r\u00eaves puis la mort d&rsquo;un chanteur de musique country, qui lui permet de montrer sa passion pour la musique et constitue l\u2019un de ses films les plus personnels.<\/p>\n\n\n\n<p><br>En filmant l\u2019histoire de ce loser magnifique, qui emprunte beaucoup d\u2019\u00e9l\u00e9ments biographiques au l\u00e9gendaire chanteur Hank Williams, Eastwood rend bien s\u00fbr un hommage \u00e9mu \u00e0 toute la musique qu\u2019il aime, la country, et m\u00eame le blues, (\u2026) mais aussi \u00e0 l\u2019Am\u00e9rique des d\u00e9class\u00e9s.<br><em>Olivier P\u00e8re (les Inrocks)&nbsp;<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>Eastwood signe un film nostalgique et \u00e9mouvant, une chronique intimiste o\u00f9 il donne libre cours \u00e0 sa passion pour la musique \u00ad cinq ans avant de r\u00e9aliser <em>Bird \u00ad<\/em>, pour les musiciens, les rat\u00e9s flamboyants, les marginaux obstin\u00e9s, ceux qui se sacrifient \u00e0 leur art sans espoir de retour, et plus g\u00e9n\u00e9ralement tous ceux qui se tuent \u00e0 la peine. Une vision sans doute tr\u00e8s romantique, mais dont la sinc\u00e9rit\u00e9, servie par une mise en sc\u00e8ne \u00e0 la fois simple, libre et sophistiqu\u00e9e, force le respect. Admirable.<br><em>Jean-Baptiste Morain (les Inrocks)<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>Avec ce film, Clint Eastwood r\u00e9alise une de ses \u0153uvres les plus personnelles (\u2026). Il montre son amour pour la musique par le biais de Red Stovall, et il reviendra au genre quelques ann\u00e9es plus tard avec la r\u00e9alisation de <em>Bird<\/em>. N\u2019a-t-il pas d\u00e9clar\u00e9 que l\u2019Am\u00e9rique n\u2019avait pas de culture \u00e0 part le jazz et le western&nbsp;?<br><em>Le Monde des Avengers (2012)<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Issu d&rsquo;une famille de cultivateurs de l&rsquo;Oklahoma, Red Stovall est chanteur et compositeur de country. Alcoolique et rong\u00e9 par la tuberculose, il se produit depuis trente ans dans les bars de la r\u00e9gion. Un jour, il revient \u00e0 la ferme familiale, alors que celle-ci vient d&rsquo;\u00eatre ravag\u00e9e par un ouragan, pour annoncer aux siens qu&rsquo;il <a class=\"more-link\" href=\"https:\/\/www.cineclubdubelvedere.fr\/?p=1903\">Lire plus &#8230;<\/a><\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":1917,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[8],"tags":[],"class_list":["post-1903","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-archives"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.cineclubdubelvedere.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/1903","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.cineclubdubelvedere.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.cineclubdubelvedere.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.cineclubdubelvedere.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.cineclubdubelvedere.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=1903"}],"version-history":[{"count":14,"href":"https:\/\/www.cineclubdubelvedere.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/1903\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":2266,"href":"https:\/\/www.cineclubdubelvedere.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/1903\/revisions\/2266"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.cineclubdubelvedere.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/media\/1917"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.cineclubdubelvedere.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=1903"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.cineclubdubelvedere.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=1903"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.cineclubdubelvedere.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=1903"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}