{"id":369,"date":"2013-10-01T15:49:19","date_gmt":"2013-10-01T14:49:19","guid":{"rendered":"http:\/\/www.cineclubdubelvedere.fr\/?p=369"},"modified":"2013-12-10T18:56:34","modified_gmt":"2013-12-10T17:56:34","slug":"lassassin-habite-au-21","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.cineclubdubelvedere.fr\/?p=369","title":{"rendered":"L&rsquo;assassin habite au 21    &#8212;-       1er Octobre  20:30"},"content":{"rendered":"<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignleft size-full wp-image-377\" alt=\"Affiche L'assassin habite au 21\" src=\"http:\/\/www.cineclubdubelvedere.fr\/wp-content\/uploads\/2013\/06\/Affiche-Lassassin-habite-au-21.jpg\" width=\"200\" height=\"264\" \/><\/p>\n<p>Date de sortie initiale : 7 ao\u00fbt 1942<br \/>\nR\u00e9alisateur : Henri-Georges Clouzot<br \/>\nDur\u00e9e : 84 minutes<br \/>\nD\u00e9cors : Andr\u00e9 Andrejew<br \/>\nGenres : Thriller, Myst\u00e8re, Com\u00e9die<\/p>\n<p>Avec :<br \/>\nPierre Fresnay<br \/>\nSuzy Delair<br \/>\nPierre Larquey<br \/>\nNo\u00ebl Roquevert<\/p>\n<p>L&rsquo;assassin habite au 21 est un film fran\u00e7ais r\u00e9alis\u00e9 par Henri-Georges Clouzot, sorti sur les \u00e9crans en 1942. Il est inspir\u00e9 du roman policier du m\u00eame nom L&rsquo;assassin habite au 21 de l&rsquo;auteur belge Stanislas-Andr\u00e9 Steeman, publi\u00e9 en 1939.<\/p>\n<p>Cluedo jubilatoire. Paris frissonne sous la menace d&rsquo;un assassin insaisissable, crapuleux, qui laisse sur la d\u00e9pouille de ses (nombreuses) victimes une petite carte de visite, ironique signature : Monsieur Durand. L&rsquo;inspecteur Wens d\u00e9couvre que le coupable se cache parmi les clients de la pension Mimosas, au 21, avenue Junot&#8230; Un plateau de jeu (la pension), quelques pions color\u00e9s (ses habitants), et la partie de Cluedo peut commencer, \u00e0 la fois sombre, malicieuse et jubilatoire. Le roman policier du Belge Stanislas-Andr\u00e9 Steeman s&rsquo;ing\u00e9nie \u00e0 \u00e9garer le lecteur-d\u00e9tective de fausses pistes en chausse-trapes, jusqu&rsquo;\u00e0 la pirouette finale, ing\u00e9nieuse et tordue. Si le proc\u00e9d\u00e9 est classique, fa\u00e7on Agatha Christie, le r\u00e9sultat \u00e0 l&rsquo;\u00e9cran l&rsquo;est beaucoup moins : goguenard, l&rsquo;auteur croquait quelques belles tranches d&rsquo;humanit\u00e9. Pour son premier film, Henri-Georges Clouzot adapte ce pessimisme ironique \u00e0 son univers. Au passage, il prend quelques libert\u00e9s avec le livre. Occupation oblige, l&rsquo;assassin, qui habitait \u00e0 Londres, d\u00e9m\u00e9nage \u00e0 Paris. Les h\u00e9ros du Dernier des six, pr\u00e9c\u00e9dente adaptation d&rsquo;une oeuvre de Steeman, sont charg\u00e9s de l&rsquo;enqu\u00eate : l&rsquo;inspecteur Wens (Pierre Fresnay, magistral) et son enquiquineuse de petite amie, Mila Malou (l&rsquo;irr\u00e9sistible et p\u00e9tulante Suzy Delair). Mais surtout, entre humour et cruaut\u00e9, le jeu policier prend un \u00e9trange et d\u00e9risoire relief, une v\u00e9ritable profondeur psychologique. Un r\u00e9gal, qui annonce un chef-d&rsquo;oeuvre \u00e0 venir, Le Corbeau.<br \/>\nC\u00e9cile Mury<\/p>\n<p><!--more--><\/p>\n<p><strong><!--more--><\/strong><\/p>\n<p><b>Henri-Georges Clouzot (1907-1977)<\/b><br \/>\n<img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignleft size-full wp-image-526\" alt=\"ClouzotHenriGeorges\" src=\"http:\/\/www.cineclubdubelvedere.fr\/wp-content\/uploads\/2013\/06\/ClouzotHenriGeorges.jpg\" width=\"300\" height=\"424\" srcset=\"https:\/\/www.cineclubdubelvedere.fr\/wp-content\/uploads\/2013\/06\/ClouzotHenriGeorges.jpg 300w, https:\/\/www.cineclubdubelvedere.fr\/wp-content\/uploads\/2013\/06\/ClouzotHenriGeorges-212x300.jpg 212w\" sizes=\"auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px\" \/><br \/>\n<b>\u00ab\u00a0Le cin\u00e9ma est une invention permanente. Le jour de son invention d\u00e9finitive sera aussi celui de sa mort.<br \/>\nCe qui fait qu\u2019un art ne meurt pas, c\u2019est qu\u2019un \u00eatre soudain d\u00e9couvre une \u00ab\u00a0place vide\u00a0\u00bb et qu\u2019il trouve un moyen de la combler.\u00a0\u00bb<\/b><\/p>\n<p>Cette phrase de Clouzot pourrait servir d\u2019\u00e9pitaphe \u00e0 son cin\u00e9ma. Clouzot a cess\u00e9 de tourner \u00e0 la naissance de la \u00ab\u00a0Nouvelle vague\u00a0\u00bb<br \/>\nIl avait d\u00e9j\u00e0 cess\u00e9 de tourner de 1944 \u00e0 1947 par \u00ab\u00a0jugement\u00a0\u00bb du comit\u00e9 d\u2019\u00e9puration.<br \/>\nMais nous allons d\u2019abord nous int\u00e9resser \u00e0 ses d\u00e9buts cin\u00e9matographiques jusqu\u2019\u00e0 son premier long m\u00e9trage \u00ab\u00a0L\u2019assassin habite au 21\u00a0\u00bb, Puis \u00e0 la p\u00e9riode de l\u2019occupation (\u00ab\u00a0Le Corbeau\u00a0\u00bb) et ses cons\u00e9quences , et enfin \u00e0 la p\u00e9riode 1947-1977.(\u00ab\u00a0Les Diaboliques\u00a0\u00bb)<\/p>\n<h1>1.\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 G\u00e9n\u00e9alogie<\/h1>\n<p>Vielle famille d\u2019origine bourguignonne (clouzeau)<br \/>\nLibraire depuis 1836 \u00e9diteur puis imprimeur, famille de la Bourgeoisie Provinciale.<br \/>\nNaissance de \u00a0Henri Clouzot le 20 novembre 1907<br \/>\nL\u2019oncle Henri \u00a0Clouzot \u00e9tait conservateur du mus\u00e9e Galliera. On pr\u00e9nomme Henri-Georges le jeune Henri pour \u00e9viter les confusions.<\/p>\n<p>Georges, le p\u00e8re, est \u00ab\u00a0val\u00e9tudinaire, bourru et misanthrope\u00a0\u00bb ainsi que grand bibliophile \u2026<\/p>\n<p>H-G Clouzot a tr\u00e8s t\u00f4t le go\u00fbt du th\u00e9\u00e2tre. Il \u00e9crit une pi\u00e8ce de guignol \u00e0 6 ans.<br \/>\nPrix d\u2019excellence, il est d\u00e9crit comme un perfectionniste par ses amis d\u2019enfance.<\/p>\n<p>En 1922, Georges Clouzot fait faillite.<br \/>\nHenri-Georges est envoy\u00e9 \u00e0 Paris chez son oncle. \u00a0Famille tr\u00e8s cultiv\u00e9e,\u00a0 esth\u00e8te, fr\u00e9quentant Picasso. D\u00e9couverte du cin\u00e9ma \u00e0 15 ans.<\/p>\n<p>Ecole navale dont il est renvoy\u00e9 pour un probl\u00e8me d\u2019\u0153il.<br \/>\nAttach\u00e9 parlementaire. Vir\u00e9 par Poincar\u00e9.<\/p>\n<p>Rupture avec sa famille.<\/p>\n<h1>2.\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 1930 L\u2019apprentissage<\/h1>\n<p>Sa petite amie com\u00e9dienne Ol\u00e9o lui pr\u00e9sente Ren\u00e9 Dorin pour lequel il \u00e9crira des sc\u00e8nes de revue. Fr\u00e9quentation du monde du spectacle (th\u00e9\u00e2tres, cabarets \u2026)<br \/>\nPierre Lazareff, Joseph Kessel, Henri Jeanson, Pierre Brasseur, Dalio \u2026 ( qui le malmenait)<br \/>\ncoca\u00efne, alcool.<\/p>\n<p>Scenario de film avec Jeanson pour le chansonnier Mauricet et le preoducteur Osso.<br \/>\nSc\u00e9narii pour Osso en 1931-32. Un film (court)\u00a0: La Terreur des Batignolles, \u00e0 oublier.<\/p>\n<p>Mont\u00e9e du parlant, naissance de l\u2019industrie du cin\u00e9ma, donc du cin\u00e9ma am\u00e9ricain, et allemand.<\/p>\n<p>Place pr\u00e9pond\u00e9rente en Europe de la soci\u00e9t\u00e9 de production, l\u2019UFA (Universum Film Allgemeine) et de la Tobis qui produira les quatre premiers films de Ren\u00e9 Clair.<br \/>\nGabin tourne son premier film en Allemagne (Chacun sa chance), Madeleine Renaud, Arletty, Charles Vanel, Marcel Dalio, Pierre Blanchar ont \u00e9galement tourn\u00e9 en Allemagne.<\/p>\n<p>Clouzot arrive en Allemagne en 1932, pr\u00eat\u00e9 par Osso \u00e0 Rabinovitch pour superviser la version fran\u00e7aise de \u00ab\u00a0La Chanson d\u2019une nuit\u00a0\u00bb d\u2019 Anatol Litvak.<br \/>\nIl \u00e9crit son journal\u00a0: <b>\u00ab\u00a0A Berlin j\u2019ai eu peur, la manifestation du Lustgarten m\u2019effraie. Cette foule veule, sans r\u00e9action propre.\u00a0\u00bb<br \/>\n<\/b>Il signe les dialogues de plusieurs versions fran\u00e7aises dont \u00ab\u00a0Ch\u00e2teau de r\u00eave\u00a0\u00bb avec Danielle Darrieux, tous pour l\u2019UFA.<br \/>\nIl apprend beaucoup de Murnau, de Fritz Lang <b>\u00ab\u00a0Le go\u00fbt du clair-obscur, je le dois aux Allemands\u00a0\u00bb<\/b><\/p>\n<p>En 1932 il se fait attaquer par une bande de voyous alors qu\u2019il accompagnait Kessel dans un reportage. Il en garde une cicatrice \u00e0 la l\u00e8vre.<br \/>\nIl quitte Berlin en 1934.<\/p>\n<p>Jouvet encourage Clouzot \u00e0 pers\u00e9v\u00e9rer dans l\u2019\u00e9criture et le cin\u00e9ma.<br \/>\nIl \u00e9crit des chansons\u00a0dont \u00ab\u00a0Jeu de massacre\u00a0\u00bb pour Marianne Oswald qui sera un grand succ\u00e8s populaire.<\/p>\n<p>A la demande de son ami Pierre Lazareff, il \u00e9crit les chansons de l\u2019op\u00e9rette \u00ab\u00a0La belle histoire\u00a0\u00bb , premi\u00e8re production de Pierrot les Bretelles.<\/p>\n<p>Mais la tuberculose l\u2019oblige \u00e0 aller dans un sanatorium, financ\u00e9 par tous ses amis. Il est persuad\u00e9 qu\u2019il va mourir, et \u00e9crit son testament. Il lit beaucoup. Il prend fait et cause pour le front populaire, mais son fr\u00e8re pr\u00e9tend qu\u2019il a toujours \u00e9t\u00e9 du c\u00f4t\u00e9 du manche.<br \/>\nIl \u00e9crit dans son journal\u00a0: <b>\u00ab\u00a0Je dois tout au sana. C\u2019est l\u00e0 entre 35 et 38 que j\u2019ai v\u00e9ritablement appris \u00e0 lire, \u00e0 \u00e9crire, que j\u2019ai vu fonctionner les ressorts des autres et les miens en vivant en sursis.\u00a0\u00bb<\/b><\/p>\n<p>De retour \u00e0 Paris en 1938, il signe l\u2019adaptation du roman \u00ab\u00a0Le R\u00e9volt\u00e9\u00a0\u00bb et y fait la connaissance de Suzy Delair qui deviendra sa compagne pendant 12 ans.<\/p>\n<p>Ecriture du sc\u00e9nario de \u00ab\u00a0Le monde tremblera\u00a0\u00bb o\u00f9 il rencontre Eric Von Stroheim dont il revendiquera la noirceur.<br \/>\nEcriture du \u00ab\u00a0Duel\u00a0\u00bb , r\u00e9alis\u00e9 par Pierre Fresnay qui lui apprend la rigueur. Clouzot devient un intime du couple Pierre Fresnay-Yvonne Printemps.<\/p>\n<p><b>\u00ab\u00a0Ce que Pierre Fresnay m\u2019a apport\u00e9 humainement est beaucoup plus important que ce qu\u2019il m\u2019a enseign\u00e9 en tant qu\u2019acteur\u00a0\u2026 Il m\u2019a appris un certain d\u00e9tachement vis-\u00e0-vis des milieux professionnels<br \/>\nC\u2019est lui qui dans toute ma vie m\u2019a le plus aid\u00e9\u00bb<\/b><\/p>\n<p>Puis c\u2019est la guerre.<br \/>\nEn d\u00e9cembre 1940 la premi\u00e8re pi\u00e8ce de Clouzot\u00a0 \u00ab\u00a0On prend les m\u00eames\u00a0\u00bb est jou\u00e9e au \u00ab\u00a0Grand Guignol\u00a0\u00bb avec Daniel Gelin dont c\u2019est le premier r\u00f4le. Elle tiendra l\u2019affiche pendant six mois.<\/p>\n<h1>3.\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 Les d\u00e9buts<\/h1>\n<p>Au d\u00e9but de la guerre, les trois-quarts des films projet\u00e9s en France provenaient de Berlin, de Munich et de Vienne. La distribution cin\u00e9matographique fran\u00e7aise \u00e9tait presque totalement assur\u00e9e par une filiale de l\u2019U.F.A.,\u00a0 l\u2019ACE (Alliance cin\u00e9matographique Europ\u00e9enne).<br \/>\nLa firme allemande en profite pour imposer le 16 mm en remplacement du 17,5 mm aux producteurs d\u2019actualit\u00e9.<br \/>\nL\u2019occupant a cr\u00e9\u00e9 une maison de production parisienne, la Continental Films dirig\u00e9e par\u00a0 Alfred Greven.<br \/>\nAlfred Greven qui avait dirig\u00e9 l\u2019UFA allemande, connaissait la plupart des cin\u00e9astes et acteurs fran\u00e7ais qui avaient tourn\u00e9 en Allemagne dans les ann\u00e9es 30. Il les a donc sollicit\u00e9s pour participer \u00e0 ses nouvelles productions.<\/p>\n<p>Greven appr\u00e9cie les qualit\u00e9s professionnelles de Clouzot et lui propose de r\u00e9aliser le sc\u00e9nario du deuxi\u00e8me film de la Continentale\u00a0: \u00ab\u00a0Le dernier des six\u00a0\u00bb d\u2019apr\u00e8s un roman policier du Belge Stanislas-Andr\u00e9 Steeman, avec Pierre Fresnay dans le r\u00f4le du commissaire Wens, et Suzy Delair pour laquelle Clouzot a \u00e9crit un r\u00f4le sur mesure.<br \/>\nLe film a \u00e9t\u00e9 un succ\u00e8s et Alfred Greven propose \u00e0 Clouzot de diriger le service scenario de la Continentale.<\/p>\n<p><b>\u00ab\u00a0Greven m\u2019a demand\u00e9\u00a0; \u00ab\u00a0Est-ce que vous voulez entrer \u00e0 la Continental au bureau des sc\u00e9narios\u00a0?\u00a0\u00bb Je lui ai dit non. A ce moment-l\u00e0, je me disais\u00a0: je veux rester libre. Or je n\u2019ai pas eu une offre de producteur fran\u00e7ais et crevant litt\u00e9ralement de faim, je suis entr\u00e9 \u00e0 la Continental\u00a0\u00bb<\/b><\/p>\n<p>Clouzot retravaille le sc\u00e9nario de \u00ab\u00a0La Main du diable\u00a0\u00bb \u00e9crit par Jean-Paul Le Chanois pour le rendre plus \u00ab\u00a0percutant\u00a0\u00bb. Jean Paul Lechanois pr\u00e9sente Jean Devaivre , un jeune assistant r\u00e9alisateur \u00e0 Maurice Tourneur le r\u00e9alisateur. Jean Devaivre \u00e9limine les trois-quarts des dialogues de Clouzot\u00a0 et les rapproche du texte de Lechanois.<\/p>\n<p>Clouzot prend ensuite lui-m\u00eame en charge la r\u00e9daction du sc\u00e9nario des \u00ab\u00a0Inconnus dans la maison\u00a0\u00bb<br \/>\nd\u2019apr\u00e8s le roman de Georges Simenon.<\/p>\n<p><b>\u00ab\u00a0C\u2019est ce film qui m\u2019a d\u00e9cid\u00e9 \u00e0 faire de la mise en sc\u00e8ne. Non pas que Decoin ait trahi en quoi que ce soit le sc\u00e9nario, mais je me suis aper\u00e7u qu\u2019il n\u2019avait rien ajout\u00e9. Je n\u2019avais peut-\u00eatre pas su mettre sur le papier ce que je souhaitais voir \u00e0 l\u2019\u00e9cran et je me suis dit que l\u2019essentiel n\u2019\u00e9tait pas sur le papier justement.\u00a0\u00bb \u00a0<\/b><\/p>\n<h1>4.\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 L\u2019assassin habite au 21<\/h1>\n<p>Le succ\u00e8s du \u00ab\u00a0Dernier des six\u00a0\u00bb incite Greven \u00e0 produire une suite\u00a0 aux aventures du commissaire Wens et de sa compagne Mila-Malou.<br \/>\nLe Directeur de la Continental accepte d\u2019en confier la r\u00e9alisation \u00e0 son chef sc\u00e9nariste.<br \/>\nClouzot propose \u00e0 Stanislas-Andr\u00e9 Steeman, l\u2019auteur de \u00ab\u00a0L\u2019assassin habite au 21\u00a0\u00bb de collaborer \u00e0 la r\u00e9alisation.<br \/>\nLe 4 mai 1942, Clouzot p\u00e9n\u00e8tre pour la premi\u00e8re fois sur un plateau en tant que metteur en sc\u00e8ne de long m\u00e9trage<br \/>\nC\u2019est ce premier jour, sur ce premier plateau \u00e0 diriger que Clouzot s\u2019est r\u00e9v\u00e9l\u00e9 \u00e0 lui-m\u00eame\u00a0: si la r\u00e9alisation est une affaire d\u2019\u00e9quipe, un cin\u00e9aste est avant tout un meneur d\u2019hommes..<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Date de sortie initiale : 7 ao\u00fbt 1942 R\u00e9alisateur : Henri-Georges Clouzot Dur\u00e9e : 84 minutes D\u00e9cors : Andr\u00e9 Andrejew Genres : Thriller, Myst\u00e8re, Com\u00e9die Avec : Pierre Fresnay Suzy Delair Pierre Larquey No\u00ebl Roquevert L&rsquo;assassin habite au 21 est un film fran\u00e7ais r\u00e9alis\u00e9 par Henri-Georges Clouzot, sorti sur les \u00e9crans en 1942. 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