{"id":954,"date":"2014-10-25T11:32:35","date_gmt":"2014-10-25T10:32:35","guid":{"rendered":"http:\/\/www.cineclubdubelvedere.fr\/?p=954"},"modified":"2015-02-13T14:18:02","modified_gmt":"2015-02-13T13:18:02","slug":"noblesse-oblige-mardi-3-fevrier-2015","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.cineclubdubelvedere.fr\/?p=954","title":{"rendered":"Noblesse oblige&#8212;3 f\u00e9vrier 2015"},"content":{"rendered":"<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignleft size-full wp-image-962\" alt=\"Noblesse oblige (2)\" src=\"http:\/\/www.cineclubdubelvedere.fr\/wp-content\/uploads\/2014\/10\/Noblesse-oblige-2.jpg\" width=\"200\" height=\"263\" \/>R\u00e9alisateur : Robert Hamer<\/p>\n<p>Ann\u00e9e 1949<\/p>\n<p>Avec : Alec Guiness, Dennis Price<\/p>\n<p>Difficile de croire, aujourd\u2019hui, \u00e0 la vision de <i>Noblesse oblige<\/i>, que le film date de 1949. En effet, sous des dehors de com\u00e9die jubilatoire (les performances des deux acteurs principaux, Dennis Price (Louis) et Alec Guinness (dans huit r\u00f4les plus un certain nombre de tableaux) sont redoutables), <i>Noblesse oblige<\/i> est une charge d\u2019une efficacit\u00e9 redoutable contre l\u2019aristocratie anglaise. C\u2019est donc avec une horreur toujours plus bienveillante, un sourire m\u00e9chant toujours plus prononc\u00e9, que nous suivons le parcours de Louis lorsqu\u2019il remonte la cha\u00eene alimentaire de la famille D\u2019Ascoyne. Robert Hamer, \u00e0 la r\u00e9alisation, partage ce point de vue, et contemple avec une bienveillance amus\u00e9e les \u00e9pouvantables exactions de son h\u00e9ros, dans une mise en sc\u00e8ne d\u2019une rare \u00e9l\u00e9gance, servie par un somptueux noir et blanc, dans un film dont la finesse et la m\u00e9chancet\u00e9 en remontrent aux plus subversifs des films qui nous sont contemporains<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>.Face \u00e0 Louis, se tient&#8230; Alec Guinness. L\u2019acteur se livre ici avec jubilation \u00e0 l\u2019un de ses jeux favoris\u00a0: multiplier les identit\u00e9s, les r\u00f4les \u2013 bien avant et bien mieux que tous les Mel Brooks et autres Eddie Murphy. Revoir <i>Noblesse oblige<\/i> se justifie ne serait-ce que pour tenter de desceller toutes les apparitions de l\u2019acteur, car en dehors des huit r\u00f4les de la famille D\u2019Ascoyne (dont une femme), Guinness appara\u00eet grim\u00e9 dans des r\u00f4les secondaires, ou se r\u00e9v\u00e8le avoir pos\u00e9 pour des tableaux jalonnant le r\u00e9cit. Si Dennis Price tient, lui, ses deux r\u00f4les (celui du p\u00e8re de Mazzini est \u00e9galement sien)\u00a0; Guinness, parfois m\u00e9connaissable, joue avec une jubilation \u00e9vidente ces insupportables aristocrates promis au meurtre. Tout le monde dans <i>Noblesse oblige<\/i> (r\u00e9alisateur, sc\u00e9naristes, acteurs&#8230;) conspire donc pour la mort de ces malheureux D\u2019Ascoyne, ce qui fait du film un monument aujourd\u2019hui in\u00e9gal\u00e9 de la com\u00e9die noire. Ce serait d\u00e9j\u00e0 une raison plus que suffisante pour (re)d\u00e9couvrir le film \u2013 mais le fait qu\u2019Alec Guinness y m\u00e9rite plus que jamais de porter son nom (dont l\u2019anagramme est \u00ab\u00a0Genuine Class\u00a0\u00bb \u2013 la Vraie Classe) rend la vision de ce <i>Noblesse oblige<\/i> tout simplement indispensable<\/p>\n<p>Critikat.com<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>R\u00e9alisateur : Robert Hamer Ann\u00e9e 1949 Avec : Alec Guiness, Dennis Price Difficile de croire, aujourd\u2019hui, \u00e0 la vision de Noblesse oblige, que le film date de 1949. 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