Les amours d’une blonde

Mardi 4 avril 2023 – 20h30


1965   90mn de  Milos Forman

Second des trois longs métrages de Milos Forman réalisés en Tchécoslovaquie, Les Amours d’une Blonde pose un regard acéré et cruellement drôle,quasi documentaire sur les désirs et les frustrations d’ une jeunesse à l’horizon incertain.

Dans une intrigue apparemment banale, Miloš Forman raconte un épisode de la vie d’une jeune et naïve étudiante d’un pensionnat pour filles, séduite par le pianiste Milda dans un bal municipal. Après une nuit passée ensemble, la jeune fille se rend à Prague avec sa valise pour revoir le garçon. Elle se rend compte, trop tard, que personne ne l’attend dans la grande ville. L’histoire douce-amère de la simple Andula montre sans aucun détour les absurdités tragi-comiques du socialisme dans les années 1960 et les conditions de vie des jeunes dans la Tchécoslovaquie communiste. En même temps, le film offre un regard précautionneux sur les âmes fragiles des jeunes post-pubères et sur les réactions impuissantes de leurs parents, qui sont identiques dans le monde entier. Trigon-films

Milos Forman est un réalisateur d’origine tchèque né le 18 février 1932 à Čáslav (Tchécoslovaquie) et mort le 13 avril 2018 à Danbury (Connecticut, États-Unis) Wikipédia

La vie du réalisateur

Questions à Milos Forman (Télérama)

Rétrospective de la cinémathèque en 2017

Les chemins de la liberté

Vol au-dessus d’un nid de coucou, Hair, Amadeus… Qui ne connaît Milos Forman, sinon l’homme du moins ses films ? Mais davantage certains de ses films que l’œuvre tout entière, d’une rare cohérence par-delà les accidents d’une vie. Qui, jusqu’à récemment, a vraiment pris en compte Taking Off ? Qui a vu Ragtime sur grand écran ces dernières années ? A-t-on assez dit que Man on the Moon est un film stupéfiant, variation inspirée sur le spectacle et l’anti-spectacle ? Comprend-on suffisamment que les films et personnages de Forman ont en commun un humour tellement jusqu’au-boutiste qu’il devient manifeste politique ? « L’humour jaillit d’une crevasse qui s’est ouverte entre ce que les choses prétendent signifier et ce qu’elles sont en réalité. (…) Rien ni personne n’est dispensé du comique qui est notre condition, notre ombre, notre soulagement et notre condamnation », écrit Kundera à propos de Milos Forman justement. Sans doute cette attitude philosophique face à l’insensé de l’existence l’a t-elle sauvé lui-même, lui insufflant légèreté et lucidité, lui donnant envie de la place de cinéaste comme lieu idéal d’observation et qualifiant à jamais son regard sur le monde. »

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