Nosferatu —- mardi 25 avril 2017

F. W. Murnau

1922

avec

  • Max Schreck
  • Gustav von Wangenheim
  • Greta Schröder
  • Alexander Granach
  • Ruth Landshoff
  • Wolfgang Heinz

94 min.

Ce film est inspiré du roman de Bram Stoker Dracula publié en 1897. Il est connu pour être l’un des plus singuliers du cinéma muet. Murnau a été aidé par le fait que le livre semblait prêt à être adapté au cinéma: il est en effet peu prolixe en dialogues, mais riche en descriptions, ce qui correspond parfaitement au mode de narration visuel du cinéma muet.

lire la suite sur cinéma classique

Télécharger la fiche du film

Nosferatu F.W. Murnau , Allemagne 1922

Mardi 25 Avril 2017

«  Ce film, considéré à juste titre comme le chef d’œuvre du film fantastique, exprime d’une façon admirable le désarroi d’une époque et le trouble d’une âme. Il apporte pour la première fois la révélation de ce que le cinéma, art du vrai soumis toutefois à l’interprétation du créateur, ne traduit jamais mieux l’onirique et le fantastique que par l’intermédiaire du réalisme le plus minutieux. Leçon que ne seront comprendre – ou ne pourront pas suivre par manque de culture et de talent – ni les cohortes de Dracula inspirés des rêves du même Bram Stoker ni la plupart des explorateurs du cinéma fantastique. »

Roger Boussinot, L’Encyclopédie du Cinéma, Bordas 1980

« Œuvre maitresse du cinéma muet germanique, paradoxalement plus fidèle au roman que les premières versions parlantes.. L’interprétation de Max Schreck dans le rôle-titre a conservé tout son potentiel terrifiant, véritable incarnation de l’au-delà avec sa face de zombie décharné : rarement interprète fut aussi proche de l’idée que l’on se fait du personnage qu’il représente, d’autant plus que, à notre connaissance, le maquillage n’en est guère responsable… Cette première incarnation de Dracula au cinéma n’en demeure pas moins une approche très juste du mythe qui allait, avec la venue du parlant, déferler régulièrement et inlassablement. »

Jean-Pierre Andrevon, 100 ans de Cinéma Fantastique et de Science-Fiction, Rouge Profond, 2013

« Un poème métaphysique dans lequel les sources de la mort ont vocation – une vocation inexorable – d’attirer à elles, d’attirer d’absorber les forces de la vie, sans que n’intervienne dans la description de cette lutte aucun manichéisme moralisant. » (Jacques Lourcelle)

Les traits caractéristiques de l’expressionisme cinématographique sont tous intimement liés à la défaite de 1918.et à l’état socioéconomique de l’Allemagne… C’est l’état psychologique d’un pays qui se manifeste dans les films expressionnistes.

Caractéristiques générales de l’expressionnisme

Les décors : ces derniers sont hyper stylisés. Les jeux de perspective sont la plupart du temps faussés, les rues et les maisons sont déformées, les formes sont exacerbées. Ces décors contribuent à générer des atmosphères angoissantes, aux dissonances multiples en accord avec les troubles ressentis par les héros.

Les lumières : cherchent à renforcer les contrastes entre les zones d’ombre et de lumière. Fréquemment les ombres représentent le double des personnages. Elles dessinent des formes et des lignes tant sur les décors que sur les acteurs accentuant ainsi les symboliques mises en œuvre.

Le maquillage et les costumes : souvent outranciers, antiréalistes. ..Ils donnent le sentiment que certains héros portent des masques.

Les personnages : inquiétants ou inquiétés.

Le jeu des acteurs : caricaturé et stylisé.

Les thèmes : ils trouvent essentiellement leur origine dans le romantisme. C’est pourquoi la folie, la mort la fatalité, le destin sont fort présents. Mais le contexte historico politique et la psychanalyse sont également des sources d’inspiration signifiantes.

Résumé et adapté de Nosferatu le vampire, piste pédagogique réalisée par Marie France Touati-Caraguel et François Perron.

La griffe du passé ——- mardi 11 avril 2017

Griffe du passé affiche

Jacques Tourneur (1947)

Robert Mitchum

Kirk Douglas

Janet Greer

Durée : 90 min

 

Un ex-détective privé, Jeff Markham, est retrouvé dans la ville où il se cache sous un faux nom, par un homme de main du gangster et ancien employeur de Jeff, Whit Sterling .

“La quintessence du film noir …Si le script de La Griffe du Passé frise la perfection dans sa composition, il possède également des dialogues merveilleux … florilège de répliques digne de Casablanca. (DVDCLASSIK)

Télécharger la fiche du film

Ciné-club du Belvédère Saint Martin d’Uriage

Hommage à Jacques Tourneur

Mardi 11 avril 2017

La griffe du passé / Out of the past (1947)

Les films de Tourneur subvertissaient un principe de base de la fiction classique, l’idée que les gens sont maîtres d’eux-mêmes. Les personnages de Tourneur étaient mus par des forces qu’ils ne comprenaient pas. Leur malédiction n’était pas le destin, au sens grec du terme : ce n’était pas une force extérieure ; elle vivait à l’intérieur de leur psyché.

Martin Scorcese

L’un des traits les plus importants de l’œuvre si rare de Jacques Tourneur est l’importance accordée au sentiment d’instabilité, au vertige et au doute. Les personnages sont toujours menacés par un danger latent, diffus dans des films noirs ou d’horreur projections de leur propre angoisse.

Bertrand Tavernier²

Loin de métaphores existentielles et des fatalités malheureuses, Jacques Tourneur tourne une histoire de détective privé : Build my gallows high, adapté par son auteur Geoffrey Homes ( Daniel Mainwaring) sous le titre d’Out of the past/La griffe du passé.

Nous y trouvons une structure partiellement conçu en flash-back et tous les ingrédients alléchants du « cycle noir ». : Manipulations criminelles, trahison, autodestruction, femme fatale, amour fou, lutte pour la survie. Le film les travaille comme autant d’accessoires indispensables sans jamais en privilégier un plutôt que l’autre…

Chef d’œuvre obsédant, Out of the past n’est ni la synthèse du film noir ni sa critique. Sur le plan du scénario, il tient du répertoire des concepts du roman noir au point d’être presque sans surprise. Mais la mise en scène de Tourneur en fait tout autre chose. Elle capte l’invisible contenu dans les images pour cerner l’essence de ce que le film noir transporte toujours en contrebande : l’implacable travail de la mort. Qu’elle ait un visage de femme ou qu’elle soit la réalité profonde inscrite chez celui qui ne fait (inconsciemment) que l’attendre, la mort est le sujet essentiel des auteurs du « cycle noir » ; et pas seulement la mort violente.

Noel Simsolo, Le Film Noir, Vrais et faux cauchemars, Cahiers du Cinéma, 2005

Borde et Chaumeton disent de Out of the past qu’il porte « l’extravagance du film noir à son comble », Tom Flinn en fait le symbole de la phase baroque du genre et James Naremore montre combien il constitue une récapitulation esthétique des effets noirs.

Jean-Pierre Esquenazi, Le Film noir, Histoire et significations d’un genre populaire subversif, CNRS éditions, 2012

La griffe du passé porte l’extravagance du film noir à son comble. Cette agitation absurde, ces meurtres inutiles, cette étrange ambiance nocturne, ces épisodes d’une fulgurante brutalité, ne pouvaient aboutir qu’à la mort des trois protagonistes. On pense à la phrase d’Alfred Jarry : «  Alors, je tuerai tout le monde et puis je m’en irai. ». La réalisation elliptique de Jacques Tourneur, la photo, et particulièrement les extérieurs sont tout à fait remarquables. Robert Mitchum prête son ingénuité canaille au personnage désormais classique du détective privé.

Raymond Borde et Etienne Chaumeton, Panorama du film noir américain, Editions de Minuit, 1955

La féline —— mardi 21 mars 2017


Titre original : Cat People
Jacques Tourneur
1942
avec :
Simone Simon
Kent Smith
Tom Conway
Jane Randolph
durée : 73 min.

 

Dans un zoo de la ville, Irena Dubrovna (Simone Simon), une créatrice de mode née en Serbie, fait des esquisses d’une panthère noire. Elle attire l’attention d’Oliver Reed (Kent Smith), un architecte américain travaillant dans la construction navale. Finalement Irena l’invite chez elle pour boire un thé. Alors qu’ils s’éloignent, un des brouillons qu’Irena a laissé tomber nous montre une panthère empalée sur une épée. (source : wikipedia)

La chevauchée des bannis/Day of the Outlaw ——- mardi 31 Janvier 2017

La chevauchée des bannis/Day of the Outlaw (1959

André de Toth

« Tordant le cou de toutes les conventions, De Toth signe quelques-unes des scènes les plus belles et les plus originales du genre : la bagarre à mains nues dans la neige possède la rudesse d’exécution qui fera la renommée de Sam Peckinpah, la scène du bal dans le saloon est un modèle de tension dramatique et enfin l’ultime chevauchée du titre est un magnifique requiem d’un monde voué à la disparition… Avec son ambiance funèbre La Chevauchée des Bannis est donc bien un jalon important dans la complexe évolution du western. Et même, un chef d’œuvre tout court.

Virgile Dumez

En 1958, André De Toth, un spécialiste du western de série chez Warner Bros, tourne en indépendant un western défiant toutes les règles, comptant parmi les plus étranges et les plus mémorables du genre ».

Philippe Garnier

« J’adore La Chevauchée de Bannis, je tiens ce film pour l’un des très grands westerns. Un western qui fut longtemps méconnu, sous-estimé …C’est un western qui renouvelle complétement le genre, de manière révolutionnaire… un western Dreyerien. »

Bertrand Tavernier

De Toth apporta au western comme beaucoup de ses co-originaires d’Europe centrale, le sentiment d’une fatalité implacable … L’admirable Day of the Outlaw est un western glacé et ascétique, noir de boue et blanc de neige, dont le rythme lancinant était rompu par une étrange danse de mort.

Christian Viviani, Le Western, Artefact, 1982

Ce magnifique western est le couronnement de l’œuvre du toujours sous-estimé André de Toth.

Edward Buscombe, The British Film Institute companion to the Western

André de Toth (1912-2002) 45 films

« La vie est une trahison de tous les instants. Et vous savez, parfois on se trahit soi-même. Il faut avoir le courage de la reconnaitre. Il n’y a personne dans ce pays qui n’ait pas commis une saloperie à un moment ou à un autre de sa vie. Alors pourquoi le cacher ? La vérité, l’honnêteté, voilà mon credo. .. Mon ambition a toujours été de photographier la vie telle qu’elle est. Eviter de faire « cinéma » ». Peindre la vie sans fard ».

André de Toth Positif, Janvier 1995

«  Par vérité et honnêteté, entendons lucidité et sobriété, il ne voit pas tout en noir, plutôt tout en gris. Les justes ne tiennent guère de place dans son œuvre : les héros y ont rarement les mains propres. En revanche, il nous offre une belle galerie de serpents venimeux et de crapules hautes en couleur. Il fait se succéder parfois jusqu’à satiété leurs ruses et stratagèmes : traquenards, coups fourrés, renversement d’alliances. D’un retournement à l’autre, il décline toutes les variations possibles sur le thème de la trahison… Il savait aussi remettre en question, mine de rien, quelques-uns des mythes américains les plus tenaces, qu’il s’agisse du credo individualiste, de la nature rédemptrice ou de la régénération par la violence. »

Michael Henry Wilson, A la Porte du Paradis, Armand Colin, 2014

Robert Ryan (1909-1973)

« Même en fin de course, rongé par la maladie, le visage creusé, Robert Ryan réussit à être bouleversant, que ce soit en paysan salace ou en vieil anarchiste. Sous le masque un peu conventionnel du baroudeur, il perçait toujours une profonde humanité… Pacifiste convaincu, militant inlassable contre la discrimination raciale et le Maccarthysme, Robert Ryan fut un intellectuel quintessencié, toujours présent dans les salles de théâtre où il échangeait avec les dramaturges les plus connus de son époque …Claude Beylie, critique et historien du cinéma.

Le ciel peut attendre———–5 avril 2016

Le-ciel-peut-attendre-afficheErnst Lubitsch

1943

Gene Tierney
Don Ameche
Charles Cobrun

Durée : 112 min

Ernst Lubitsch (1892- 1947)

 

Heaven Can Wait est à Lubitsch ce que Le Carosse d’or est à Jean Renoir, une réflexion d’un artiste sur son œuvre et un aboutissement de cette œuvre. Oscillant avec une délicatesse rare, à l’intérieur d’une même scène ; entre l’émotion pudique, la satire farceuse et la chronique souriante d’une justesse qui sera inégalée, cette œuvre en dit plus long sur les rapports entre un homme et une femme que tous les pensums d’Antonioni dont se gargarisent nos intellectuels.

Bertrand Tavernier, 50 ans de cinéma américain, Nathan, 1991

Tourné dans des tons feutrés et délicats, loin de certaines des couleurs flamboyantes chères au Technicolor de l’époque, Le Ciel peut attendre est une nostalgique évocation d’une Amérique déjà anachronique … De l’utilisation de grands décors – une tradition des films allemands de Lubitsch – à celle des couleurs, du jeu sensible de Don Ameche …à la tendresse de Gene Tierney, tout révèle la perfection de cette  Lubitsch touch  qu’on donne – avec raison- en exemple… Ernst Lubitsch reconnaissait avoir été séduit par l’idée de décrire « une époque qui avait disparu, une époque où il était possible de vivre pour le simple bonheur de vivre. »

Patrick Brion, La comédie américaine, Editions de la Marinière, 1998

Une comédie de Lubitsch est d’abord un jeu avec le spectateur. Notre participation est essentielle à son cinéma de prestidigitateur. La Lubitsch touch n’est pas seulement la signature du magicien. C’est d’abord un sourire par lequel il s’assure notre complicité… Il veut que nous ayons conscience, non seulement du spectacle, mais aussi de sa mise en scène…

Lubitsch n’a jamais prétendu édifier le monde, seulement le divertir. Il veut nous séduire, et tous les moyens sont bons, y compris de nous tirer par la manche…

Michael Henry Wilson, A la porte du paradis, Armand Colin 2014

 

Quelques définitions de la Lubitsch touch

« Une tristesse poignante qui vient en contrepoint des moments les plus gais d’un film » (Andrew Sarris, historien du cinéma)

« C’était l’utilisation élégante de la plaisanterie suprême. Vous aviez une plaisanterie, et vous étiez contents, et puis arrivait une plaisanterie encore plus énorme pour couronner le tout. La plaisanterie qu’on n’attendait pas. C’était cela la Lubitsch Touch » ( Billy Wilder, cinéaste)

Lubitsch vu par François Truffaut

Si vous me dites : « Je viens de voir un Lubitsch dans lequel il y avait un plan inutile », je vous traite de menteur. Ce cinéma-là, c’est le contraire du vague, de l’imprécis, de l’informulé, de l’incommunicable, il ne comporte aucun plan décoratif, rien qui soit là « pour faire bien » : non, du début à la fin, on est dans l’essentiel jusqu’au cou.

Sur le papier, un scénario de Lubitsch n’existe pas, il n’a aucun sens non plus après la projection, tout se passe pendant qu’on le regarde…

… Ce qui ne s’apprend ni ne s’achète c’est le charme et la malice, ah le charme malicieux de Lubitsch, voilà qui faisait de lui vraiment un prince.

 

François Truffaut, Les Films de Ma Vie, Flammarion, 1975

Un couple épatant——26 avril 2016

Un couple épatant -afficheLucas Belvaux

2001

Ornella Muti
François More
l

Durée :100 min

Un couple épatant/Cavale/Après la vie : on peut mettre bout à bout les trois titres, et en obtenir un nouveau. Les films de Lucas Belvaux qui arrivent en rafale ­ les deux autres sortent la semaine prochaine ­ s’emboîtent et dialoguent entre eux. Ni série, ni objet conceptuel (à la Smoking/No smoking), cette trilogie déploie et redéploie les mêmes histoires au même moment et au même endroit, mais en changeant radicalement de centre de gravité à chaque fois. Pas d’épisode 1, 2 ou 3, mais seulement des héros différents, qui appellent un ton, un tempo et une dramaturgie accordés à leur ligne de vie. Un couple épatant est une comédie vaudevillesque dans la veine de l’excellent Pour rire !, du même Belvaux (1). Deux époux de la bourgeoisie grenobloise se débattent dans un imbroglio de soupçons d’autant plus risible qu’il repose sur du vent.

Jacques Morice Télérama

La trilogie de Lucas Belvaux (2002)

« Un couple épatant »  mardi 26 Avril, « Cavale »  mardi 3 mai  , « Après la vie »mardi 10 Mai.

Trois films d’un coup,avec les mêmes personnages , mais les genres et les points de vue changent à chaque film.Chacun des trois films constitue un récit autonome,les acteurs principaux de l’un jouent dans les deux autres un rôle moins important,mais chaque récit respecte une unité de lieu (Grenoble et sa région) et de temps.

Les acteurs et leur rôle par ordre d’importance.

Un couple épatant:

Ornella Muti Cécile Costes,François Morel Alain Costes,Valérie Mairesse Claire,Bernard Mazzinghi Georges Colinet,Dominque Blanc Agnès Manise,Gilbert Melki Pascal Manise,Catherine Frot Jeanne Rivet,Lucas Belvaux Pierre,Raphaele Godin Louise,Patrick Depeyra Vincent,Pierre Gérard Olivier J- Baptiste Montagut Henri ,Vincent Colombe Rémy ,Anne Delol,L’infirmière ,Joss Philopemon Le chauffeur de taxi,Vincent gardinier Le flic chauffeur Eric Vassard Le sbire,Zirec Le Barbouse.

Cavale:

Lucas Belvaux Bruno Le Roux Catherine Frot Jeanne Rivet,Dominique Blanc Agnes Manise,Ornella muti Cécile costes,Gilbert malki Pascal Manise,Patrick Descamps Jaquillat,Olivier Farimont Francis,Alexis Tomassian Banane,Yves Claessens Freddy,Chistine Henkart Madame Guiot,Jean-Henri Roger Le voisin incendie,Elie belvaux le fils de Jeanne,Hervé Livet ,Eric vassard Le sbire,Zirec Le barbouse.

Après la vie :

Dominique Blanc Agnès Manise,Gérard Melki Pascal Manise,Ornella Muti Cécile Costes,Catherine Frot Jeanne Rivet, François Morel Alain Costes,Lucas belvaux Bruno Le Roux Bernard Mazzinghi Georges Colinet,puis tous les autres acteurs de Cavale auxquels s’ ajoutent Sophie Cattani La fille stup,Marc bordure le flic stup.Yvon davis mort aux vaches.

Trois films,trois genres ;

Une comédie: Un couple épatant
Un thriller :Cavale
Un film noir:Après la vie.

L’entreprise est ludique et ambitieuse,expérimentale et populaire.Belvaux explore les lois du récit,tisse la toile de sa comédie humaine en faisant la part belle à ses acteurs.Mais il veut surtout faire sauter les frontières entre personnages principaux et secondaires ……

Positif n°503

Tout se passe comme si trois équipes de cinéma s’étaient décidées à filmer la même journée avec des priorités différentes,se croisant par moments pour se séparer lorsque l’une décide de ne pas quitter l’un des personnages alors qu’une autre choisit d’en suivre un second.Pour Lucas Belvaux,la réalisation de cette trilogie fut une expérience sans précédent.C’est tout aussi vrai de celle qui s’offre au spectateur…..

La trilogie donne aussi la possibilité troublante de se trouver successivement à la place de celui qui va pénétrer dans une maison et de ceux qui l’attendent à l’intérieur,à la place de celui qui sait et d’un autre qui ne comprend pas,à la place de celui qui va agir et de celui qui va subir cette action.

Erwann Higuinen cahiers du cinéma n°575

 

Projet exceptionnel d’un cinéaste porté par une croyance sans faille dans les pouvoirs du cinéma, dans la capacité des personnages de fiction de mener leur vie bien au-delà d’un film d’une heure et demie, la trilogie de Lucas Belvaux crée un état d’excitation cérébral et sensoriel chez le spectateur qui mobilise la totalité de ses terminaisons nerveuses à la recherche de relations toujours plus complexes dans le temps, dans l’espace et entre les personnages, d’un film à l’autre.

Cahiers du cinéma

On peut admirer avec quelle dextérité Lucas Belvaux construit une histoire à partir d’une autre, comment les enjeux des deux premiers films (l’infidélité fictive d’Alain, la cavale de Le Roux) viennent nourrir « Après lavie »sans que ces liens, ces « passages » d’un film à l’autre ne soient jamais anecdotiques, mais au contraire soutiennent et justifient puissamment ce qu’on nous raconte.

Chronic’art.com

par Grégoire Bénabent

Chaque film est une entité en soi et l’ensemble c’est encore autre chose

C’est le principe 1+1+1+1=4.les trois films additionnés forment un film rêvé.C’est la perception des spectateurs qui fait le quatrième.

Pour les spectateurs,il y a une connivence qui s’établit d’un film sur l’autre .Ils reviennent voir les mêmes personnages.

Il y a un monde qui s’installe et le spectateur en fait partie.

Lucas Belvaux

Cavale——–3 mai 2016

Cavale afficheLucas Belvaux

2002

Lucas Belvaux
Catherine Frot

Durée : 110 min

Il y a là un vrai plaisir à goûter de nouveau au thriller politique, genre moribond en France. Alliant suspense et vérité factuelle, Lucas Belvaux retranscrit bien le sentiment de peur permanente et l’impression asphyxiante d’un étau qui se resserre autour d’un homme auquel on s’identifie malgré nous, malgré nos convictions ou nos désillusions. Un personnage tragique et pathétique qui court après l’Histoire sans l’atteindre, avalé par l’oubli –

Jacques Morice  Télérama 16/09/2006

La trilogie de Lucas Belvaux (2002)

« Un couple épatant »  mardi 26 Avril, « Cavale »  mardi 3 mai  , « Après la vie »mardi 10 Mai.

Trois films d’un coup,avec les mêmes personnages , mais les genres et les points de vue changent à chaque film.Chacun des trois films constitue un récit autonome,les acteurs principaux de l’un jouent dans les deux autres un rôle moins important,mais chaque récit respecte une unité de lieu (Grenoble et sa région) et de temps.

Les acteurs et leur rôle par ordre d’importance.

Un couple épatant:

Ornella Muti Cécile Costes,François Morel Alain Costes,Valérie Mairesse Claire,Bernard Mazzinghi Georges Colinet,Dominque Blanc Agnès Manise,Gilbert Melki Pascal Manise,Catherine Frot Jeanne Rivet,Lucas Belvaux Pierre,Raphaele Godin Louise,Patrick Depeyra Vincent,Pierre Gérard Olivier J- Baptiste Montagut Henri ,Vincent Colombe Rémy ,Anne Delol,L’infirmière ,Joss Philopemon Le chauffeur de taxi,Vincent gardinier Le flic chauffeur Eric Vassard Le sbire,Zirec Le Barbouse.

Cavale:

Lucas Belvaux Bruno Le Roux Catherine Frot Jeanne Rivet,Dominique Blanc Agnes Manise,Ornella muti Cécile costes,Gilbert malki Pascal Manise,Patrick Descamps Jaquillat,Olivier Farimont Francis,Alexis Tomassian Banane,Yves Claessens Freddy,Chistine Henkart Madame Guiot,Jean-Henri Roger Le voisin incendie,Elie belvaux le fils de Jeanne,Hervé Livet ,Eric vassard Le sbire,Zirec Le barbouse.

Après la vie :

Dominique Blanc Agnès Manise,Gérard Melki Pascal Manise,Ornella Muti Cécile Costes,Catherine Frot Jeanne Rivet, François Morel Alain Costes,Lucas belvaux Bruno Le Roux Bernard Mazzinghi Georges Colinet,puis tous les autres acteurs de Cavale auxquels s’ ajoutent Sophie Cattani La fille stup,Marc bordure le flic stup.Yvon davis mort aux vaches.

Trois films,trois genres ;

Une comédie: Un couple épatant
Un thriller :Cavale
Un film noir:Après la vie.

L’entreprise est ludique et ambitieuse,expérimentale et populaire.Belvaux explore les lois du récit,tisse la toile de sa comédie humaine en faisant la part belle à ses acteurs.Mais il veut surtout faire sauter les frontières entre personnages principaux et secondaires ……

Positif n°503

Tout se passe comme si trois équipes de cinéma s’étaient décidées à filmer la même journée avec des priorités différentes,se croisant par moments pour se séparer lorsque l’une décide de ne pas quitter l’un des personnages alors qu’une autre choisit d’en suivre un second.Pour Lucas Belvaux,la réalisation de cette trilogie fut une expérience sans précédent.C’est tout aussi vrai de celle qui s’offre au spectateur…..

La trilogie donne aussi la possibilité troublante de se trouver successivement à la place de celui qui va pénétrer dans une maison et de ceux qui l’attendent à l’intérieur,à la place de celui qui sait et d’un autre qui ne comprend pas,à la place de celui qui va agir et de celui qui va subir cette action.

Erwann Higuinen cahiers du cinéma n°575

 

Projet exceptionnel d’un cinéaste porté par une croyance sans faille dans les pouvoirs du cinéma, dans la capacité des personnages de fiction de mener leur vie bien au-delà d’un film d’une heure et demie, la trilogie de Lucas Belvaux crée un état d’excitation cérébral et sensoriel chez le spectateur qui mobilise la totalité de ses terminaisons nerveuses à la recherche de relations toujours plus complexes dans le temps, dans l’espace et entre les personnages, d’un film à l’autre.

Cahiers du cinéma

On peut admirer avec quelle dextérité Lucas Belvaux construit une histoire à partir d’une autre, comment les enjeux des deux premiers films (l’infidélité fictive d’Alain, la cavale de Le Roux) viennent nourrir « Après lavie »sans que ces liens, ces « passages » d’un film à l’autre ne soient jamais anecdotiques, mais au contraire soutiennent et justifient puissamment ce qu’on nous raconte.

Chronic’art.com

par Grégoire Bénabent

Chaque film est une entité en soi et l’ensemble c’est encore autre chose

C’est le principe 1+1+1+1=4.les trois films additionnés forment un film rêvé.C’est la perception des spectateurs qui fait le quatrième.

Pour les spectateurs,il y a une connivence qui s’établit d’un film sur l’autre .Ils reviennent voir les mêmes personnages.

Il y a un monde qui s’installe et le spectateur en fait partie.

Lucas Belvaux

Après la vie——10 mai 2016

Apres la vie - afficheLucas Belvaux

2003

Gilbert Melki
Dominique Blanc
Ornella Muti

Durée : 123 min

Un autre personnage compte : c’est Grenoble, ville cernée par les montagnes. Plus largement, c’est l’idée même de décor, d’action et de personnage que Belvaux honore ici. Le plaisir est de s’installer provisoirement quelque part, pour partager quelque chose avec des héros qui poursuivent leur vie incertaine après le mot de la fin. Nul ne dit qu’on ne les recroisera pas un jour…

Jacques Morice  Télérama

 

La trilogie de Lucas Belvaux (2002)

 

« Un couple épatant »  mardi 26 Avril, « Cavale »  mardi 3 mai  , « Après la vie »mardi 10 Mai.

Trois films d’un coup,avec les mêmes personnages , mais les genres et les points de vue changent à chaque film.Chacun des trois films constitue un récit autonome,les acteurs principaux de l’un jouent dans les deux autres un rôle moins important,mais chaque récit respecte une unité de lieu (Grenoble et sa région) et de temps.

Les acteurs et leur rôle par ordre d’importance.

Un couple épatant:

Ornella Muti Cécile Costes,François Morel Alain Costes,Valérie Mairesse Claire,Bernard Mazzinghi Georges Colinet,Dominque Blanc Agnès Manise,Gilbert Melki Pascal Manise,Catherine Frot Jeanne Rivet,Lucas Belvaux Pierre,Raphaele Godin Louise,Patrick Depeyra Vincent,Pierre Gérard Olivier J- Baptiste Montagut Henri ,Vincent Colombe Rémy ,Anne Delol,L’infirmière ,Joss Philopemon Le chauffeur de taxi,Vincent gardinier Le flic chauffeur Eric Vassard Le sbire,Zirec Le Barbouse.

Cavale:

Lucas Belvaux Bruno Le Roux Catherine Frot Jeanne Rivet,Dominique Blanc Agnes Manise,Ornella muti Cécile costes,Gilbert malki Pascal Manise,Patrick Descamps Jaquillat,Olivier Farimont Francis,Alexis Tomassian Banane,Yves Claessens Freddy,Chistine Henkart Madame Guiot,Jean-Henri Roger Le voisin incendie,Elie belvaux le fils de Jeanne,Hervé Livet ,Eric vassard Le sbire,Zirec Le barbouse.

Après la vie :

Dominique Blanc Agnès Manise,Gérard Melki Pascal Manise,Ornella Muti Cécile Costes,Catherine Frot Jeanne Rivet, François Morel Alain Costes,Lucas belvaux Bruno Le Roux Bernard Mazzinghi Georges Colinet,puis tous les autres acteurs de Cavale auxquels s’ ajoutent Sophie Cattani La fille stup,Marc bordure le flic stup.Yvon davis mort aux vaches.

Trois films,trois genres ;

Une comédie: Un couple épatant
Un thriller :Cavale
Un film noir:Après la vie.

L’entreprise est ludique et ambitieuse,expérimentale et populaire.Belvaux explore les lois du récit,tisse la toile de sa comédie humaine en faisant la part belle à ses acteurs.Mais il veut surtout faire sauter les frontières entre personnages principaux et secondaires ……

Positif n°503

Tout se passe comme si trois équipes de cinéma s’étaient décidées à filmer la même journée avec des priorités différentes,se croisant par moments pour se séparer lorsque l’une décide de ne pas quitter l’un des personnages alors qu’une autre choisit d’en suivre un second.Pour Lucas Belvaux,la réalisation de cette trilogie fut une expérience sans précédent.C’est tout aussi vrai de celle qui s’offre au spectateur…..

La trilogie donne aussi la possibilité troublante de se trouver successivement à la place de celui qui va pénétrer dans une maison et de ceux qui l’attendent à l’intérieur,à la place de celui qui sait et d’un autre qui ne comprend pas,à la place de celui qui va agir et de celui qui va subir cette action.

Erwann Higuinen cahiers du cinéma n°575

 

 

Projet exceptionnel d’un cinéaste porté par une croyance sans faille dans les pouvoirs du cinéma, dans la capacité des personnages de fiction de mener leur vie bien au-delà d’un film d’une heure et demie, la trilogie de Lucas Belvaux crée un état d’excitation cérébral et sensoriel chez le spectateur qui mobilise la totalité de ses terminaisons nerveuses à la recherche de relations toujours plus complexes dans le temps, dans l’espace et entre les personnages, d’un film à l’autre.

Cahiers du cinéma

On peut admirer avec quelle dextérité Lucas Belvaux construit une histoire à partir d’une autre, comment les enjeux des deux premiers films (l’infidélité fictive d’Alain, la cavale de Le Roux) viennent nourrir « Après lavie »sans que ces liens, ces « passages » d’un film à l’autre ne soient jamais anecdotiques, mais au contraire soutiennent et justifient puissamment ce qu’on nous raconte.

Chronic’art.com

par Grégoire Bénabent

Chaque film est une entité en soi et l’ensemble c’est encore autre chose

C’est le principe 1+1+1+1=4.les trois films additionnés forment un film rêvé.C’est la perception des spectateurs qui fait le quatrième.

Pour les spectateurs,il y a une connivence qui s’établit d’un film sur l’autre .Ils reviennent voir les mêmes personnages.

Il y a un monde qui s’installe et le spectateur en fait partie.

Lucas Belvaux

NUIT DU CINEMA – Il était une fois en amérique – 27 mai 2016 – 20H

il-etait-une-fois-en-amerique2Sergio Leone

1984

Rober De Niro
James Woods
Elizabeth McGovern

Durée : 250 min

Il était une fois en Amérique.

Tout au long de ce film c’est notre amour de l’Amérique que nous ressentons.
Nous découvrons le New York du début du siècle, et particulièrement de l’east-side de Manhattan.
Nous tombons amoureux avec Noddle, nous réjouissons des petits larcins de sa bande, et puis cela devient plus sérieux..
Nous retrouvons Max et Noddle et leur bande trafiquant pendant la prohibition, et puis le destin nous rend cette Amérique moins sympathique…

Des trois « Il était une fois » (« Dans l’ouest », « en Amérique », « La révolution») de Sergio Léone ce film est mon préféré. Aussi dur que « dans l’ouest » mais plus humain.
Robert Deniro nous fait partager ses doutes et nous comprenons toute l’ambiguïté de son personnage.
La quête de la vérité nous fait vivre un long suspense magnifiquement distillé, souligné harmonieusement par la musique d’Ennio Morricone
Les couleurs et les décors semblent d’époque et nous font vivre un moment d’histoire.
Il fallait bien quatre heures pour que nous ne voyions pas le temps qui passe.

C Franza

NUIT DU CINEMA – Toto le héros – 27 mai 2016 – 17H

Toto-le-Heros-1991Jaco Van Dormael

1991

Michel Bouquet
Jo De Backer
Thomas Godet
Gisela Uhlen

Durée : 91 min

« L’enfance est un long cours, on y apprend la vie. La vie est un grand jeu, on y joue son enfance »

Toto, le héros gagnera-t-il à ce jeu ?

Les flash-back mélangeant opportunément les trois périodes : enfance, maturité, vieillesse tentent de répondre à cette interrogation.
Nous sommes bien sur tentés de faire de Toto notre héros, malgré tous ses avatars, ou grâce à eux, mais aussi grâce aux trois acteurs qui l’interprètent pendant ces trois périodes de sa vie.
Nous ne pouvons nous empêcher d’une envie de « rewinder ». Au cinéma, c’est possible, alors ne boudons pas notre plaisir…

Ce film a reçu la Caméra d’or au Festival de Cannes 1991 et le César du meilleur film étranger.

C Franza